Réveil sur l’île de Skye, une vaste étendue déserte et presque inhabitée, autant dire un paradis sur terre pour les amateurs de terres vierges que nous sommes. Nous découvrons un paysage aux courbes et aux couleurs douces et pourtant multiples qui forment un tableau tout en douceur. Un paysage aquarelle aux teintes de nude, de sable, de beige, de jaune et d’ocre allant jusqu’au brun-rouge sombre et où surgissent de façon surprenante çà et là des touches d’herbes vertes miraculeusement épargné par un climat pourtant rigoureux.

Le temps est parfait pour une randonnée!

Old Man of Storr

Hier soir longue discussion pour savoir quelle montagne nous irions découvrir. Notre logement est situé sur une branche du nord de l’île, nous avions donc le choix entre le Quiraing et le non moins célèbre Old Man of Storr. C’est ce dernier qui remporte le combat et nous voilà parti à l’assaut du fameux pic dont l’ombre se dessine sur de nombreux selfies de randonneurs, backpackeurs et marcheurs du dimanche. Il est vrai qu’il en impose et qu’il est très reconnaissable avec ses rochers dressés qui ressemblent à de gigantesques menhirs.

Nous sommes chanceux, aujourd’hui le ciel est bleu bien qu’il fasse bien frais et de plus en plus froid à mesure que nous montons en altitude. L’altitude est bien sûre relative, car le Old Man of Storr ne mesure que 719 mètres, pas de quoi effrayer le moindre marcheur.

Nous commençons donc l’ascension avec quelques autres visiteurs. La vue est à couper le souffle. Lorsque la montagne et la mer se rencontre, cela fait toujours de belles unions, et des côtes découpées qui dessinent un paysage scintillant et magnifique.

Nous continuons de marcher lorsque l’on s’aperçoit que les randonneurs qui étaient avec nous ont tous arrêté la randonnée après quelques selfies en altitude. Enfin seul au monde, nous sommes plus que ravis et enthousiaste d’imaginer atteindre le sommet et la vue sur l’horizon, seuls, la montagne juste pour nous.

Mais, The Old Man porte bien son nom et il a manifestement décidé de faire taire notre égo et de nous forcer au respect en nous prenant par surprise! La météo sur une île, et a fortiori en Ecosse, est bien capricieuse et changeante, et nous en faisons les frais! En quelques mètres et en moins d’une minute, pas le temps de se rendre compte que nous sommes enveloppés dans un épais brouillard.

Nous avons du mal à comprendre ce qui s’est passé mais nous décidons de poursuivre.  719m ce n’est pas haut et l’on ne mettra pas longtemps à descendre ensuite mais d’abord il nous faut voir la vue depuis le sommet. Le vent vient de face et fouette nos visages, il rend la montée plus difficile, mais surtout chaque pas rend la visibilité plus nulle. Il arrive un moment où  il faut bien admettre que l’on ne voit plus à un mètre et que nous avançons en essayant de deviner le chemin plutôt qu’en maitrisant la situation. Nous ne voyons pas où nous mettons les pieds. En montagne une chute est possible et dangereuse. De plus nous commençons à avoir les pieds frigorifiés! Nous décidons de rebrousser chemin avec prudence, et là comme un pied de nez du vieux monsieur qui était grincheux aujourd’hui, 30 minutes après avoir entamés la descente, le brouillard se dissipe et nous retrouvons le ciel bleu et les rayons du soleil. Le vieux monsieur était grincheux aujourd’hui, il ne voulait voir personne, c’est entendu. Nous repasserons lors d’une prochaine visite sur l’île de Skye.

Empreintes de dinosaures

En attendant nous continuons notre découverte de l’île. Nous avons entendu dire qu’il y aurait des empreintes de pattes de dinosaures sur la plage de sable noir de Talisker Bay.

En tant que grands reporters du Daily Vishnu, il nous faut enquêter et vérifier l’exactitude des faits!!!

Nous avons finalement trouvé une empreinte, photo à l’appui! C’est à la fois impressionnant et effrayant de penser que nous avons foulé le même sol que de grands dinosaures 170 millions d’année après. Un saut dans le temps qui nous rappelle que nous sommes peu de chose face à la puissance de la nature et la longévité de notre planète qui a vu passer des occupants bien divers depuis sa création.

Le reste de notre road trip à l’île de Skye nous a aussi permis de découvrir la cascade de Kilt Rock puis de se diriger à la pointe extrême ouest de l’île jusqu’au phare de Neist Point. Une longue randonnée dont la distance semble ne faire que s’allonger au fur et à mesure que l’on avance. Comme si la terre s’étirait et s’avançait dans la mer et que l’on marchait sur un tapis de course. Une étrange impression de marcher sans jamais avancer!

 

 

L’île de Skye nous a réservé de belles surprises, des paysages époustouflants, une sensation d’être au bout du monde, tout en étant toujours en Europe occidentale. Une belle découverte, encore un lieu qui a un goût de trop peu et où l’on se promet de revenir!

 

Categories: Ile de Skye

Sandrine

Toujours en quête de territoires inexplorés ou à la rencontre de nouvelles cultures, c'est notre Lara Croft à nous.

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