Après notre trek au Népal et un vol de 1h20 avec Air India, c’est à Calcutta, renommée Kolkata en 2000, que nous avons posé nos valises pour 8 jours.
Ce retour vers l’Inde a été une belle surprise encore, car Kolkata est une ville dynamique et commerçante, aux rues colorées, remplies de marchands en tous genres et de cuisines à ciel ouvert. La misère et la mendicité nous sont aussi apparues un peu plus présentes qu’à Delhi.
La ville garde des traces de son passé colonial, mais la splendeur d’antan des bâtiments a depuis longtemps laissé place à des bâtisses usées et décrépies aux couleurs délavées. Mais les mosquées prennent le relais. Avec de nombreux bâtiments très colorés et sont disséminées aux quatre coins de la ville, ils semblent tout droit sortis d’un dessin animé de Walt Disney.
La Cité de la Joie
L’image que nous avions de Calcutta était celle, largement répandue via le film à succès « La Cité de la Joie ». Nous avons bien cherché Patrick vers Sudder street, mais nous n’avons trouvé, ni lui, ni la Calcutta du film. Il y a en effet dans les rues, des gens pauvres qui y vivent dehors, des gens malades ou infirmes , et même des lépreux que nous avons visité, mais nous préférerons nous rappeler des actions menées pour améliorer les choses sur le terrain, et de notre courte mais enrichissante expérience comme bénévoles au service de l’Association de Mère Theresa, où nous avons fait de jolies rencontres. C’est donc dans le 1er centre historiquement ouvert par Mère Theresa à Calcutta, à Kali Ghat que nous avons fait la lessive, étendu du linge, distribué la nourriture, fait de la couture, massé ces petits corps endoloris, et aider les sœurs dans leurs tâches quotidiennes.
Notre coin de paradis vert
De Kolkata nous retiendrons également ces quelques oasis de verdure, car oui nous en avons enfin trouvé pour nous couper parfois de l’agitation de la rue, de ces tuktuks, des clochettes des rickshawallas, des appels à la mosquée par mégaphone, des klaxons des taxis… Notre petit paradis nous l’avons déniché à l’angle de Park street et d’AJC Bose road… Un cimetière. Oui, mais pas n’importe quel cimetière, créé en 1767, sans doute le plus grand cimetière chrétiens hors d’Europe et des USA mais surtout un lieu paisible à la végétation impressionnante et rafraîchissante, d’où émerge des tombes recouvertes de mousses, et toutes plus exotiques, et plus monumentales les unes que les autres. La démesure, le narcissisme ont ici leur place dans un grand méli-mélo sauvage et esthétique d’où l’on imagine pouvoir croiser Indi ou Tomb Raider en plein tournage.
Grand Oberoi
Notre 2ème découverte fut de prendre le thé autour de la piscine du Grand Oberoi, un autre héritage britannique. A faire, A voir, puis A Refaire et A Revoir… Les photos parlent d’elles-mêmes!
Butchery Road, âmes sensibles s’abstenir
Un seul vrai bémol sur ce que nous avons vu à Kolkata hormis la pauvreté, c’est le sort réservé aux animaux. Ici nous avons croisé de petits singes enchaînés dans la rue (supposés à la vente, mais on n’a pas demandé). Nous avons croisés des chiens (et chats) amaigris, clopinant sur trois pâtes, la peau desquamée et cherchant la nourriture dans les poubelles. Des poulets attachés la tête en bas et accrochés au vélo, qui les conduit à travers les rues de Kolkata, pour être vendus sur les marchés où ils seront plumés, découpés, cuisinés et dégustés, le tout sur place, en passant d’une échoppe à l’autre.
Et puis cette rue que nous traversions chaque matin vers 7h00 pour aller à la mission, renommée Butchery road, ou encore nightmare road pour les cauchemars qu’elle m’a donné. Nous étions habitué en Inde à voir les vaches en liberté, hindouisme oblige, la vache est sacrée. Nous n’étions donc pas étonnés de voir dans cette rue, tôt le matin, des vaches et des veaux, attachés aux boutiques de ce que je pensais naïvement être leurs propriétaires (ce qui n’était pas faux par ailleurs). Mais là où le (mon) cauchemar commence c’est lorsque nous sommes repassés dans la journée, et avons constaté que certaines vaches avaient juste disparues, et que les étals de boucherie s’étaient quant à eux remplis. L’amoncellement de têtes tranchés dans une de ces échoppes a terminé de nous convaincre de ce qui se passait au fil de la journée dans cette ruelle. De la ferme à l’assiette! Aucun choc pour la population composée en grande partie de musulmans qui consomment du bœuf, mais un choc pour nous devant la brutalité de cette réalité, cet état « avant-après » présenté côte-à-côte. Pas besoin de préciser que depuis 3 jours, nos repas sont composés de plats exclusivement végétariens!
Demain l’aventure continue : nouveau pays, nouvelle culture, nous décollons pour le Myanmar (ex-Birmanie) et sa capitale Yangon!
Sandrine,
Auto-proclamée Grand Reporter du Daily Vishnu 🙂








































































0 Comments
Sophie et Vincent · 09/12/2014 at 13:33
Salut les co-aventuriers !!
On découvre votre article depuis Bodhgaya, et on aime beaucoup votre blog =)
C’est très agréable de vous lire, et vous l’avez eu, finalement, votre photo de Ricksawallaw (lol !! on sait pas comment ça s’écrit !)
Je crois qu’on s’est trompé de cimetierre, on pensait être dans le même que le votre, mais en fait… Pas sur du tout !!
Profitez de la Birmanie,
A+
Sophie et Vincent
djocrack · 24/12/2014 at 02:37
Salut les globetrotters,
Merci pour votre message, qui a provoqué un pic d’audimat dans nos stats! 😉 Merci, dane badh!
L’inde n’a visiblement plus aucun secret pour vous. Ça nous permet de nous rappeler de bons souvenirs.
Vous en êtes où du wwoofing au rajasthan?
Quelle est votre prochaine étape?
Sandrine et Georges
annaliliavegan · 15/12/2014 at 13:33
toujours aussi passionnant votre périple …génial le passage à l’asso de Mère Teresa!!!!vous avez du être bouleversés …ça remet certaines choses à leur place j’imagine 🙁
tu te souviens quand Djo te disait que tu reviendrais avec de nouveaux objectifs??? le végétarisme en fait peut-etre parti lol …ahahhah allez y’avait une brèche je m’y suis engouffrée!!!” si l’homme devait tuer lui-même les animaux avant de les manger ,il y aurait beaucoup plus de végétariens !!!” 😉